
Votre banquier vous propose 3,45 % sur 25 ans. Un courtier vous annonce qu’il peut décrocher 3,18 %. L’écart paraît minime. Sauf que sur 280 000 € empruntés, ce sont plus de 12 000 € qui changent de poche. La question mérite donc mieux qu’une réponse générique. Avec des taux moyens observés autour de 3,20 % en ce début 2026 selon l’étude de l’Observatoire Crédit Logement, le terrain de jeu est posé. Reste à savoir qui joue le mieux pour vous : le courtier qui fait de la négociation son métier, ou votre banque qui vous connaît depuis des années ?
L’essentiel sur le choix courtier ou banque en 4 points :
- Écart de taux moyen constaté : 0,10 à 0,30 point en faveur du courtier sur un profil standard
- Frais de courtage : comptez 1 500 à 2 500 € — rentabilisés dès 0,15 point de gain sur 25 ans
- Votre banque peut gagner si vous êtes client fidèle avec un package services négociable
- Le vrai piège : comparer les taux nominaux sans intégrer l’assurance emprunteur
Ce que vous allez découvrir
Taux sur 25 ans en 2026 : ce que vous pouvez réellement obtenir
Commençons par poser les chiffres. En janvier 2026, le taux moyen des crédits immobiliers s’établit à 3,20 % toutes durées confondues, d’après les données publiées par l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Sur 25 ans spécifiquement, les meilleurs profils décrochent du 3,10 % tandis que les dossiers plus fragiles tournent plutôt autour de 3,35-3,40 %. C’est une fourchette, pas un tarif unique.
Ce qui m’agace dans les articles sur le crédit immobilier, c’est qu’ils balancent des taux moyens sans expliquer ce qui fait varier votre proposition personnelle. Votre taux dépend de trois leviers principaux : votre apport (au-delà de 20 %, vous gagnez en attractivité), votre stabilité professionnelle (le CDI reste roi), et votre taux d’endettement. Sur ce dernier point, les normes du HCSF sont claires : 35 % maximum, durée limitée à 25 ans pour une résidence principale.

3,20%
Taux moyen des crédits immobiliers en janvier 2026 (Observatoire Crédit Logement)
Autre point rarement mentionné : le taux d’usure. C’est le plafond légal au-delà duquel une banque ne peut pas vous prêter. Selon la Banque de France, ce seuil correspond au TAEG maximal applicable, calculé chaque trimestre. Concrètement, si votre TAEG (taux + assurance + frais) dépasse ce plafond, votre dossier est refusé. C’est là que la négociation prend tout son sens.
Le match courtier vs banque directe : qui gagne vraiment ?
Maintenant qu’on a posé le cadre, entrons dans le vif. Dans les dossiers que j’observe depuis plusieurs années en région parisienne et dans les grandes métropoles, l’écart de taux entre une offre banque directe et une offre via courtier tourne généralement entre 0,10 et 0,30 point. Ça peut sembler dérisoire. Ça ne l’est pas.
Ce que le courtier peut négocier (et pas vous)
Le courtier dispose de trois avantages structurels que vous n’avez pas en tant que particulier. Premier levier : le volume. Un courtier présente des dizaines de dossiers chaque mois à chaque banque partenaire. Cette récurrence crée une relation commerciale qui ouvre des marges de négociation inaccessibles au client ponctuel.
Deuxième levier : la connaissance des critères cachés. Chaque banque a ses préférences non publiées. Telle enseigne favorise les cadres du privé, telle autre accepte plus facilement les revenus variables. Le courtier connaît ces subtilités et oriente votre dossier vers les établissements où il a le plus de chances de performer.
Troisième levier, et c’est celui qu’on oublie systématiquement : l’assurance emprunteur. Dans les dossiers que j’ai pu observer, l’erreur la plus fréquente reste de comparer les offres sur le seul taux nominal. En Île-de-France, sur des profils primo-accédants, cet oubli de l’assurance représente souvent 8 000 à 15 000 € d’écart sur 25 ans. Ce constat est limité à mon périmètre d’observation et peut varier selon l’âge et l’état de santé de l’emprunteur.
Ce que votre banque peut vous offrir en direct
Soyons honnêtes : il existe des situations où votre banque historique peut faire mieux qu’un courtier. Si vous êtes client depuis plus de dix ans avec des revenus confortables domiciliés, une épargne placée chez eux, et potentiellement des produits d’assurance, vous représentez un « client patrimonial ». Ce profil a du pouvoir de négociation.
J’ai vu des banques s’aligner sur des offres courtier, voire les battre, pour conserver ce type de client. Le package services joue aussi : gratuité de carte bancaire, conditions préférentielles sur d’autres produits, souplesse sur les frais de dossier. Ces avantages ne se traduisent pas dans le taux affiché mais pèsent dans le coût global.
Quand votre banque peut gagner : Vous êtes client fidèle depuis plus de 10 ans, vos revenus y sont domiciliés, vous y avez de l’épargne placée, et vous êtes prêt à négocier un package complet (carte, assurances, épargne). Dans ce cas, demandez une offre à votre conseiller AVANT de consulter un courtier — vous aurez une base de comparaison solide.
Le vrai coût : frais de courtage vs économie de taux
Parlons argent. Les frais de courtage représentent généralement entre 1 500 et 2 500 € selon le montant emprunté et le prestataire. La question qui tue : est-ce rentable ?
Faisons le calcul sur un prêt de 250 000 € sur 25 ans. Un écart de 0,20 point de taux (par exemple 3,20 % au lieu de 3,40 %) représente environ 8 500 € d’économie sur la durée totale du crédit. Retirez 2 000 € de frais de courtage : il vous reste 6 500 € de gain net. Le point de rentabilité se situe autour de 0,12-0,15 point de différence. En dessous, les frais de courtage absorbent le bénéfice.
Cas concret : comment Julien a économisé 11 800 € sur son prêt 25 ans
J’ai accompagné un couple trentenaire à Lyon l’année dernière. Deux CDI, revenus combinés de 5 200 €/mois, projet d’achat à 280 000 € sur 25 ans avec 10 % d’apport. Leur banque historique proposait 3,45 %. Le passage par un courtier digital a permis d’obtenir 3,18 % avec une délégation d’assurance optimisée. Économie totale calculée : 12 400 € sur la durée du prêt, nets des 1 800 € de frais de courtage. Soit 11 800 € dans leur poche.
| Critère | Courtier digital | Banque directe | Verdict |
|---|---|---|---|
| Taux obtenu | -0,10 à -0,30 point vs offre initiale | Taux standard du barème | Courtier |
| Frais directs | 1 500 à 2 500 € de courtage | 500 à 1 200 € de frais dossier | Banque |
| Délai moyen | 3 à 5 semaines jusqu’à l’offre | 4 à 6 semaines | Courtier |
| Choix d’offres | Accès à plusieurs dizaines de banques | Une seule proposition | Courtier |
| Optimisation assurance | Délégation systématiquement proposée | Assurance groupe privilégiée | Courtier |
Pretto : comment le courtier digital change la donne sur 25 ans
Faire le tour des banques soi-même pour un prêt sur 25 ans demande du temps et une connaissance fine des critères de chaque établissement. Quand vous travaillez, que vous gérez une famille, et que vous cherchez un bien en parallèle, cette démarche devient vite épuisante. C’est précisément le problème que Pretto résout avec son approche digitale.

Le cœur de l’approche Pretto repose sur le Scanner Finspot, un outil qui analyse les critères d’acceptation de 125 banques partenaires. L’algorithme croise vos revenus, votre apport, votre situation professionnelle et votre projet pour identifier les établissements les plus susceptibles de proposer les meilleures conditions sur 25 ans. Ce n’est pas de la magie : c’est de la donnée traitée intelligemment pour cibler au lieu de disperser.
Le gain ne se limite pas au taux nominal. L’accompagnement Pretto intègre la négociation de l’assurance emprunteur par délégation, l’optimisation des frais de dossier et l’analyse du TAEG complet. Sur un prêt 25 ans, chaque point gagné sur l’assurance représente plusieurs milliers d’euros d’économie. Pour ceux qui veulent approfondir leur compréhension du financement, il existe des ressources complémentaires pour choisir le bon crédit immobilier en fonction de son projet.
Quel canal choisir selon votre profil ?
Franchement, la réponse « passez par un courtier » qu’on lit partout est trop simpliste. Votre situation personnelle change la donne. Voici mon avis, basé sur ce que j’observe concrètement sur le terrain depuis plusieurs années.
Courtier ou banque : quel canal pour votre profil ?
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Si vous êtes primo-accédant sans historique bancaire fort :
Passez par un courtier. Vous n’avez aucun pouvoir de négociation en direct, et le courtier vous donne accès à des banques qui ne vous auraient pas reçu spontanément.
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Si vous êtes client fidèle avec package services négociable :
Consultez d’abord votre banque. Obtenez une proposition écrite, puis faites-la challenger par un courtier. Vous aurez le meilleur des deux mondes.
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Si vous avez un profil atypique (indépendant, revenus variables) :
Le courtier spécialisé est quasi-indispensable. Ces profils sont systématiquement sous-cotés par les grilles bancaires standard. Un courtier sait à quelle porte frapper.
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Si vous avez besoin d’une réponse urgente (moins de 3 semaines) :
Lancez les deux pistes en parallèle. Votre banque pour la rapidité relationnelle, un courtier digital pour la largeur du spectre. Prenez la meilleure offre qui arrive à temps.
Ce que je recommande systématiquement : Ne signez jamais la première offre reçue, même si elle vous semble correcte. Prenez 48 heures pour la faire analyser par un tiers (courtier, conseiller indépendant, ou simplement un proche qui s’y connaît). J’ai vu trop de dossiers où 10 minutes de vérification auraient fait économiser 5 000 €.
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Simulation en ligne et premier échange -
Pré-accord courtier et envoi dossier aux banques -
Réception des premières offres bancaires -
Négociation finale et sélection -
Signature de l’offre de prêt
Vos questions sur le choix courtier ou banque directe
Les frais de courtage sont-ils toujours rentables ?
Non. Si l’écart de taux obtenu est inférieur à 0,12-0,15 point sur votre durée d’emprunt, les frais de courtage absorbent le bénéfice. Sur un prêt de 200 000 € sur 25 ans, le point de rentabilité se situe autour de 0,12 point de différence. En dessous, privilégiez la banque directe si elle vous fait une offre correcte.
Ma banque peut-elle s’aligner sur une offre obtenue via courtier ?
Oui, c’est fréquent. Présentez l’offre courtier à votre conseiller et demandez explicitement un alignement. Les banques ont des marges de manœuvre, surtout si vous êtes un bon client. Dans les dossiers que j’observe, environ un tiers des banques acceptent de s’aligner partiellement ou totalement pour conserver le client.
Courtier en ligne ou courtier physique : quelle différence ?
Le courtier en ligne (comme Pretto) travaille à distance avec un réseau de banques partenaires étendu et des outils d’analyse automatisés. Le courtier physique vous reçoit en agence avec une approche plus relationnelle mais un réseau souvent plus local. En 2026, les courtiers digitaux proposent généralement un spectre de banques plus large et des délais plus courts.
Puis-je négocier seul aussi bien qu’un courtier ?
C’est possible si vous avez le temps, les connaissances et la ténacité de démarcher vous-même 5 à 10 banques. Concrètement, peu de particuliers ont cette disponibilité. Le courtier fait ce travail à votre place et dispose d’un effet volume qui lui donne accès à des conditions que vous n’obtiendrez pas en tant que demandeur isolé.
Le courtier est-il payé par moi ou par la banque ?
Les deux modèles existent. Certains courtiers se rémunèrent uniquement sur commission bancaire (c’est souvent le cas des courtiers en ligne), d’autres facturent des honoraires au client en plus de la commission. Demandez systématiquement le détail avant de vous engager. En France, les courtiers sont encadrés par le statut IOBSP et doivent vous communiquer leur mode de rémunération.
La prochaine étape pour vous
Votre plan d’action pour obtenir le meilleur taux sur 25 ans
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Demandez une offre écrite à votre banque actuelle cette semaine — elle servira de point de comparaison
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Lancez une simulation chez un courtier digital pour obtenir une deuxième proposition sous 72h
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Comparez sur le TAEG (pas le taux nominal) en incluant l’assurance emprunteur
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Si l’écart dépasse 0,15 point, négociez avec votre banque en montrant l’offre concurrente
La vraie question n’est pas « courtier ou banque » mais « quel canal correspond à MA situation ». Avec un taux moyen à 3,20 % en ce début 2026 et des marges de négociation réelles, les emprunteurs qui prennent le temps de comparer économisent systématiquement plusieurs milliers d’euros. Le pire choix serait de signer la première offre reçue sans la challenger.
Précisions sur les taux et conditions 2026 :
- Les taux mentionnés sont des moyennes observées en février 2026 et varient selon votre profil, votre apport et votre région
- Les frais de courtage indiqués sont des fourchettes moyennes et peuvent différer selon le prestataire
- Chaque situation d’emprunt nécessite une analyse personnalisée de votre capacité d’endettement
Risques à connaître : Risque de refus si taux d’endettement supérieur à 35 % (norme HCSF). Risque de surcoût si assurance emprunteur non optimisée. Pour une analyse personnalisée, consultez un courtier certifié IOBSP ou le conseiller bancaire de votre établissement.